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  >  News   >  S’milers #14 : Laurent & Florian, alias « Les Coflocs », producteurs de souriants films d’aventures !

Belle découverte : 
De passage par les îles Lofoten, nous avons croisé le chemin des Coflocs ! Un binôme de choc en plein tournage de leur prochain film qui capturaient sur le sol norvégien le quotidien d’une baroudeuse en van. Et vous savez quoi, nous avons eu la chance d’embarquer avec eux dans les coulisses de leur futur film… Une rencontre incroyable que nous nous devions de vous partager !

Parlez-nous un peu de vous ?

Hello, moi c’est Laurent ! J’ai attrapé le virus du voyageur lors d’une année Erasmus en Allemagne et je suis devenu très vite accro…

Un peu plus tard, je me suis expatrié au Pays-Bas pour mon premier job où j’ai appris la langue afin de m’intégrer plus facilement ! Cela m’a également permis de m’imprégner de la culture du pays.

Par la suite, j’ai obtenu un poste à responsabilité qui me faisait osciller entre l’Allemagne et la France, mais j’ai finalement tout plaqué en 2012 pour réaliser mon rêve le plus fou : faire seul un tour du monde en 60 jours ! Le déclic a été instantané !

C’est assez drôle mais je me suis vite rendu compte que lorsque tu voyages seul, tu n’es jamais vraiment seul… Les rencontres sont multiples et très enrichissantes… Durant ce voyage, j’ai appris à mieux me connaître, à m’écouter et j’ai repris ma vie en main.

Laurent & Florian, alias les Coflocs !

C’est lors d’un apéro voyageurs sur Paris, en échangeant avec des passionnés de voyages, que j’ai eu le cran d’acheter mon billet d’avion pour faire ce tour du monde. On peut dire que c’est donc le partage et les retours d’expérience qui ont nourrit mon envie de me lancer… Alors de retour dans la capitale, je me suis empressé de participer à nouveau à l’un de ces apéros pour qu’à mon tour je puisse relater mes expériences de voyageur qui aideraient peut-être d’autres personnes à se lancer !

Hey, moi c’est Florian ! A la base je suis un petit gars de la montagne qui a grandi dans le milieu du freestyle et de la glisse avec un rêve en tête : partir faire du skate en Californie ou en Australie !

Par le biais de mes parents qui tiennent un garage en Savoie, j’ai pu rencontré à mes 16 ans, un expatrié Australien qui m’a proposé de le rejoindre si j’avais mon baccalauréat pour ainsi réaliser mon rêve…

Le 11 janvier 2006 à 19 ans, ma vie a pris une autre tournure… Je me suis envolé pour faire une école de cinéma à Sydney et j’ai été pris de passion derrière ma caméra ! Je n’avais pas d’intérêt pour le cinéma en tant que tel, mais j’aimais faire des vidéos de skate, des portraits d’expatriés et d’autres délires de jeunesse… Je prenais plaisir à partager tout ça sur mon blog.

Le retour au source après 2 ans d’idylle a été très difficile ! Un gros choc culturel… Tous les voyants étaient au vert pour rebouger au plus vite.

Je m’étais fait un paquet de copains lors de mes études de cinéma ; j’ai donc très vite pris la décision de les rejoindre pour monter mon premier film sur l’Australie : « Oz ta vie ». En parallèle, il fallait bien se nourrir et payer le loyer, alors j’ai enchainé les petits boulots. Je n’avais pas grand chose mais je touchais du doigts le bonheur !

A mon retour, en 2012, j’ai gagné un concours « job de rêve » au domaine des Sybelles où je devais tester et mettre en vidéo les activités de la station. Cela m’a permis de me lancer et d’obtenir par la suite une mission de deux semaines sur Paris.

Arrivé dans la capitale, je ne connaissais personne. Ayant l’échange facile et l’envie de rencontrer du monde je me suis rendu à un apéro voyageurs dont j’avais entendu parlé

Ce soir là, le 17 juillet 2012, j’ai rencontré Laurent (et la plupart de mes amis actuels), nous étions deux profils complètement différents mais connectés à cet instant précis. Bons vivants, nous avons passé la soirée ensemble à refaire le monde jusqu’à la fermeture du bar… et on a bien picolé parce que l’on adore ça !

A ce moment là j’avais besoin d’un guide parisien pour capturer des images fortes de la capitale. Laurent avait du temps devant lui pour m’accompagner, alors, sur une semaine, nous avons fait le tour de Paris en Vélib : une amitié venait de naître.

C’est sûrement le destin qui a bien fait les choses… Laurent avait besoin de se trouver un nouveau projet et moi je ne pouvais pas y arriver sans lui, du moins aujourd’hui j’en suis convaincu !

Laurent : « La vie est un risque. Si tu n’as pas risqué, tu n’as pas vécu. C’est ce qui donne… un goût de champagne »

Florian : « Il n’y a pas de talents mais que des gens qui n’abandonnent pas ! »

Votre concept : le déclic ? 

Florian est reparti après sa mission sur Paris pour une nouvelle aventure, mais quelques mois après il m’a recontacté pour savoir si j’avais toujours de la place sur mon canapé afin de squatter quelques semaines. A l’époque, j’avais une autre amie qui vivait dans la coloc. En parallèle, on avait aussi beaucoup de copains voyageurs qui venaient boire l’apéro alors petit à petit l’appartement s’est transformé en mini start-up où chacun bossait, échangeait et aidait son voisin dans son projet.

Nous avons continué les apéros voyageurs et nous nous sommes créés une communauté d’aventuriers avec qui nous échangions sans cesse. Notre réseau nous apportait de petites opportunités par-ci, par-là.

Laurent travaillait 8 jours par mois pour une boite anglaise, il partait en Angleterre comme s’il allait à la boulangerie et revenait aussi vite que son ombre.

Pour ma part, je bossais à fond sur mes vidéos et je me suis rapidement aménagé mon petit studio. Par la force des choses, Laurent usait de ses contacts parisiens pour que je puisse réaliser de nouvelles vidéos. Il cherchait des lieux de tournages, des partenaires et des opportunités… et puis ce qui devait arriver, arriva !

Fini le job anglo-saxon, ce qui nous laissa le temps de mettre en image, ensemble, notre premier film « Génération Working Holidays » !

Combien êtes-vous dans l’aventure ?

Nous sommes tous les deux sur la partie tournage de nos films, mais plusieurs personnes nous aident en post-production (colorimétrie, sons…).

Pour la petite histoire, on bossait ensemble mais avec deux statuts distincts. C’était bien pour nous lancer, mais pas optimal pour progresser… Or, on voulait tout exploser ! Le 7 février 2017, on a donc fait le choix de monter notre structure de créateurs de contenus. L’idée était de montrer de gros projets pour le compte de nos clients et de leur offrir une solution adaptée à leurs besoins et clé en main.

Depuis, nous sommes accompagnés d’Yvan, qui a démarré chez nous en stage et qui a intégré notre équipe comme monteur !

Pourquoi le nom « les Coflocs » ?

Quand Florian est venu s’installer à l’appartement et que nous avons commencé notre colocation, il y avait énormément de passage : soirées arrosées, salon squatté par les copains, apéro à cogiter sur nos projets…

Nos potes ont commencé à faire la contraction de Flo et Lolo avec la colocation et de-là ils sont partis sur « les Coflocs ». Alors ça nous colle à la peau depuis !

Avez-vous une souriante anecdote à nous partager ?

Florian : Pendant le tournage de « Génération Tour du Monde », nous avons filmé Sam de @samfaitrouler. Sa particularité, c’est qu’il est tétraplégique et pourtant il a choisi de vivre dans son van aménagé et conçu pour lui donner un maximum d’autonomie. D’ailleurs il est le seul maître au volant de son bolide !

Avec lui, nous sommes partis tester l’accessibilité des activités aux Etats-Unis, dont celle de la fameuse balade en aéroglisseur. Théoriquement, tout était adapté pour les handicapés ; il y avait d’ailleurs une rampe pour atteindre l’embarcation à notre arrivée. Le problème et pas des moindre c’est qu’il n’y avait que de simples bancs sans dossier sur l’engin…

Panique à bord, nous avons dû prendre une décision en 10 minutes, soit nous abandonnions l’activité car trop dangereuse pour Sam, soit nous embarquions en tentant de le maintenir à la force de nos bras sans savoir réellement ce qui nous attendait quant à la puissance du bateau …

Sam exprima son désir profond de tenter l’expérience… Alors j’ai réglé la caméra pour que Laurent filme. Nous avons installé le fauteuil avec l’infirmière et en mois de temps qu’il faut pour le dire le bateau ultra-puissant est parti comme une flèche en faisant des 360° à plus de 100Km/h !

Pendant 30 minutes, le conducteur s’est amusé à faire des glissades dans tous les sens sur le lac en cherchant les alligators et sincèrement, cela serait vous mentir que de vous dire que de tenir Sam fixement était facile… Mais à en voir le sourire qu’il avait, cela valait largement la peine d’avoir des crampes de tous les côtés.

J’en garde un souvenir fort, l’émotion m’a littéralement submergé…

Laurent : Nous étions partis filmer un safari en Afrique du Sud dans une réserve naturelle où nous pouvions voir les 5 animaux majeurs. Comme des gosses, nous avons scrutés chaque centimètre à bord de notre véhicule pour capturer de belles images.

Cependant, le temps est limité à l’intérieur de la réserve et nous avons été contraints de repartir sans avoir vu de Léopard…

Conduite au pas obligatoire dans l’enceinte de la réserve alors quand nous pensions en être sortis, nous avons eu le reflex de bombarder pour atteindre notre campement. Et là, on se fait flasher… L’agent de police nous demande de retourner au cœur de la réserve pour régler notre amende. Dégoutés, nous y retournons sans broncher. Il ne faut pas trop rigolé avec les autorités à l’étranger…

Et vous savez quoi, en entrant dans le parc, nous tombons nez à nez sur un Léopard. Explosions de joie dans la voiture, la chance était de notre côté !

En repartant de la réserve, cette fois-ci pour de bon, on s’est arrêté au niveau du policier pour le remercier… C’était la meilleure amende de notre vie !

Bon, il a dû nous prendre pour des fous, mais c’était tellement dingue que nous n’avons pa pu nous en empêcher…

Un souvenir qui sait nous rappeler que le destin fait bien les choses…

Que faites-vous en Norvège ?

Nous avons pris la route du sourire et nous sommes tombés par hasard sur vous en cherchant des tubes d’œufs de poissons dans un supermarché… Pas très glamour mais assez proche de la réalité… Non, plus sérieusement, nous sommes en Norvège pour réaliser un nouveau film !

Nous sommes venus retrouver Ludivine (alias @un_electron_libre) dans les Lofoten afin de vivre une semaine dans son quotidien en van. C’est une des personnes que nous souhaitions mettre en lumière dans notre prochain opus. Et on ne s’est pas trompé, elle est vraiment au top depuis notre arrivée !

Quelle est votre thématique pour ce nouveau film ? 

C’est la vie en van, connu sous la contraction : « vanlife » ! (vous connaissez bien ça, non ?!)

On assiste à une explosion sur ce type de voyage depuis quelques années… Pour certains, c’est même un art de vivre, une sorte de retour à l’essentiel… On souhaitait montrer différents profils parmi ces hippies des temps modernes.

Le but étant de motiver les plus curieux, en faisant tomber les préjugés et en mettant en lumière des personnes ordinaires au destin extraordinaire !

Avec qui créez-vous ce film ?

Les différents films de notre saga « Génération » ont été concrétisé avec Chapka assurances, qui nous suit de nouveau pour cette quatrième édition ! Leur seule demande étant : « faites-nous rire, faites-nous pleurer et donner aux gens envie de voyager ! »

Nous sommes soutenus également par le Ministère des Affaires étrangères ainsi que :

Michelin Voyage : on ne vous les présente plus… qui de mieux pour les pneus, les cartes routières ou encore leurs guides pour nous accompagner !

Volkswagen : ayant un T3 qui nous accompagne depuis nos débuts et aujourd’hui le Grand California pour cette aventure, on peut dire que nous sommes un peu, à notre niveau des « vanlifers »

Camp’us / FFCC : le site de référence sur la Vanlife

Park4night : l’application pour trouver un bivouac partout en Europe

SerialKombi : l’entrepôt parfait pour stocker nos vans lorsque nous sommes contraints de les laisser…

Liligo : pour rejoindre nos profils à travers le monde, nous prenons l’avions et nos locations de voiture par ici

Osprey : nos sacs à dos imperméables qui ne nous quittent jamais !

Hydro Flask : vous prenez toujours des bouteilles d’eau en plastique ? Pour nous c’est fini, nos gourdes nous suivent dans chacune de nos aventures et c’est bien pratique

PNY: pour tous les appareils techniques (disques durs, câbles…)

Faguo : nos tenues favorites pour barouder avec style et éthique !

Quel est votre leitmotiv ?

Ce qui nous stimule au quotidien, c’est de réveiller les aventuriers qui sont en chacun de vous ! Pour cela, nous restons derrière la caméra pour mettre en image les récits de voyageurs, ayant choisi de changer totalement de vie ou de la ponctuée de micro-aventures…

Pour ne rien vous cacher, notre plus belle récompense, ce sont les messages que l’on reçoit de personnes ayant sautés le pas suite au visionnage de nos films ! A chaque fois, cela nous donne le sourire instantanément…C’est une mission accomplie !

Êtes-vous des aventuriers ?

Selon nous, l’aventure a plusieurs facettes…

Nous nous définissons comme des baroudeurs depuis que nous avons osé réaliser nos premières expéditions au bout du monde :

  • Pour Florian, quand il a quitté sa campagne savoyarde à 19 ans pour partir en Australie faire son école de cinéma,
  • Pour Laurent, quand il a décidé de plaquer sa vie professionnelle débordante pour un tour du monde de 60 jours !

Maintenant que nous côtoyons des explorateurs « extrêmes » qui feraient pâlir Indiana Jones, on se rend compte que nous sommes bien meilleurs pour relater leurs aventures… D’où notre projet : les Coflocs !

Aujourd’hui, nous aimons nous définir comme des artisans car nous façonnons des films mettant en images les différentes rencontres que nous faisons dans le monde. Selon nous, l’entrepreneuriat est aussi une aventure à part entière car il nous porte de surprise en surprise ! Ce n’est pas tous les jours faciles mais c’est également une bonne dose de bons moments qui font de notre quotidien une odyssée extraordinaire.

Si on vous propose d’échanger nos camions pour deux jours ?

Vous parlez du Volkswagen T3 ?! Je (Flo) ne suis pas sûr que je vous laisserais le conduire… Même ma mère, je ne lui laisse pas entre les mains !

Mais d’un côté depuis que l’on a testé votre douche, on se laisserait bien tenter…

Quelle(s) musique(s) selon vous, devrions-nous ajouter à notre playlist de road trip ?

Laurent : Solidarité de M (et toutes les chansons de Jean-Jacques Goldman)

Florian : Land of gold d’Anoushka shankar

Une petite dernière pour la route, êtes-vous plutôt spot urbain ou nature ?

« Same same but different… », nous trouvons des richesses partout où nous allons, ce n’est pas le milieu urbain ou sauvage qui définit la beauté d’un lieu mais bien l’intérêt qu’on lui porte !

Et vous ?! Vous rêvez de passer votre vie à voyager ?

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